Le prix affiché n’est pas toujours ce que vous payez au final. Les avis sur Meydan Free Zone montrent surtout ce qui se passe après le paiement.
Cet article sépare les bénéfices annoncés des points à vérifier, puis situe la zone face à IFZA.
Meydan Free Zone avis : ce qu’il faut savoir avant de créer une société à Dubaï
Meydan Free Zone attire les entrepreneurs qui veulent monter une structure aux Émirats sans attendre. Les avis sur le service sont pourtant contrastés, et le prix d’appel ne dit pas tout du coût réel d’un projet.
Cet article fait le point sur la réputation de la zone. Il détaille sa grille tarifaire, la compare avec IFZA et présente le cadre fiscal applicable à une société installée à Meydan. Chaque point compte pour votre décision.
Des avis partagés, qui se concentrent après le paiement
Le service n’est pas bon ou mauvais dans tous les cas. L’expérience varie selon le dossier et l’interlocuteur.
Ce qui pèse dans les critiques

Les griefs les plus fréquents portent sur la période qui suit le paiement. Les clients évoquent un suivi peu réactif, des réponses répétitives et des demandes restées sans solution. Plusieurs ne savent pas où en est leur dossier.
Certains mentionnent des frais apparus après le prix initial, ainsi que des délais plus longs que prévu pour les visas et les formalités administratives.
Ce qui ressort des avis positifs
Les avis favorables citent la disponibilité de certains conseillers et la clarté des explications au démarrage. Ils saluent aussi l’aide reçue pour la création de la société ou les examens médicaux. La qualité du suivi dépend donc du service demandé et de la personne affectée au dossier.
En pratique : avant de signer, demandez quel conseiller suivra votre dossier et par quel canal vous pourrez obtenir des mises à jour.
Avant de signer, vérifiez
- Demandez le nom du conseiller qui suivra votre dossier.
- Demandez par quel canal vous recevrez les mises à jour.
- Faites détailler par écrit tous les frais, au-delà du prix initial.
- Prévoyez des délais plus longs pour les visas et les formalités.
Licence Meydan : un tarif d’appel à compléter
La licence standard de Meydan Free Zone commence à 12 500 AED par an. Elle couvre l’enregistrement de la société, la licence commerciale, jusqu’à trois groupes d’activités et un flexi-desk : une adresse et un espace de travail partagé, adaptés au démarrage.
Le nombre de visas dépend de l’allocation choisie. Une allocation ouvre le droit de demander un visa, sans en délivrer un. Meydan indique un maximum de six allocations par licence, à 1 850 AED chacune, avec une validité alignée sur celle de la licence.
Les frais qui s’ajoutent à la licence
Plusieurs coûts sont annoncés séparément, et ils peuvent peser lourd dans le budget final :
- Visa d’investisseur ou d’associé : environ 4 000 AED
- Visa d’employé : environ 3 500 AED
- Visa de personne à charge : environ 6 000 AED
- Carte d’établissement : à partir de 2 000 AED, généralement nécessaire pour traiter les visas de la société
- Examens médicaux et assistance pour l’Emirates ID : à partir de 2 250 AED
L’option Fawri
L’option Fawri part de 15 000 AED. Elle vise une délivrance numérique de la licence en moins de 60 minutes, pour les activités et dossiers éligibles. Le forfait comprend la licence et les documents essentiels, mais ni les visas, ni l’Emirates ID, ni l’accompagnement bancaire, ni la comptabilité.
Renouvellement
La licence se renouvelle tous les douze mois. Meydan envoie une notification 90 jours avant l’échéance. Le renouvellement implique des frais annuels de supervision.
Demandez un devis qui sépare la licence, l’adresse, les allocations de visa et les prestations complémentaires. Vous verrez ainsi ce que vous payez réellement.
Meydan ou IFZA : l’écart se joue sur les visas
Les comparatifs publics portent d’abord sur la licence seule, puis sur deux visas. L’écart au départ est limité. Il ne suffit pas à désigner la zone la moins chère pour votre projet.
| Critère | Meydan | IFZA |
|---|---|---|
| Licence sans visa | Autour de 12 500 AED | Autour de 12 900 AED |
| Avec deux visas | Autour de 20 000 à 23 000 AED, avant certains frais variables | Autour de 17 000 AED pour la formule d’allocation, puis davantage une fois les formalités individuelles ajoutées |
| Délai de constitution | Quelques jours ouvrés pour la licence standard ; Fawri en moins de 60 minutes si le dossier est éligible | Quelques jours ouvrés, sans garantie de même délai pour les visas ou les autorisations extérieures |
Les deux zones ne présentent pas toujours les mêmes éléments dans leur prix d’appel.
Pour comparer correctement, distinguez trois niveaux de coût :
- Licence : le droit d’exercer les activités sélectionnées
- Allocation de visa : le quota disponible pour demander un visa
- Visa traité : entrée, changement de statut, examen médical, Emirates ID et délivrance finale
Activités et approbations
Les deux zones permettent de sélectionner plusieurs activités. Certaines activités réglementées exigent toutefois une approbation externe.
Chez Meydan, plusieurs secteurs peuvent entraîner des démarches supplémentaires :
- l’éducation
- la santé
- la finance
- l’immobilier
- l’alimentaire
IFZA demande également une analyse de l’activité avant d’émettre sa proposition.
Obtenir des devis comparables
Pour que deux devis se comparent réellement, demandez à chaque zone un document qui mentionne :
- la forme juridique et les activités exactes
- la durée de la licence
- les approbations réglementaires éventuelles
Fiscalité : la licence ne garantit pas un taux de 0 %
Une société créée en zone franche reste soumise à l’impôt sur les sociétés des Émirats arabes unis. Elle doit s’enregistrer auprès de l’administration fiscale fédérale et déposer une déclaration. Elle peut toutefois bénéficier d’un taux de 0 % sur certains revenus.
Ce taux vise le revenu admissible d’une personne admissible d’une zone franche. Il faut respecter plusieurs conditions fiscales, opérationnelles et documentaires. Les autres revenus relèvent du taux de 9 %. Le statut de zone franche ne suffit donc pas.

Meydan propose une aide à l’ouverture du compte bancaire professionnel, au prix de 1 500 AED. Le service comprend l’orientation vers des partenaires, le lancement de la demande et la mise en relation avec un conseiller bancaire.
La banque reste seule décisionnaire et peut demander notamment :
- l’Emirates ID
- un justificatif de résidence
- six mois de relevés personnels
- un CV
- une présentation de l’activité
Préparer ces documents à l’avance évite de ralentir le dossier.
À retenir
- Les avis sur Meydan Free Zone sont très contrastés, avec des critiques qui portent surtout sur le suivi après paiement.
- La licence de départ est à 12 500 AED, mais le coût réel dépend des visas, des examens médicaux et des options choisies.
- Comparer Meydan et IFZA suppose de raisonner par niveau de coût : licence, allocation et visa traité.
- Le taux de 0 % n’est pas automatique : il dépend du statut de Qualifying Free Zone Person et des revenus concernés.
Pour chiffrer votre projet, demandez un devis détaillé qui sépare chaque poste. Comparez-le ensuite à celui d’au moins une autre zone franche. Si votre activité est réglementée ou si vous hésitez sur la structure fiscale, un conseiller peut vérifier les conditions avant votre engagement.
Meydan Free Zone peut convenir à un projet bien cadré, à condition de savoir ce que le tarif d’appel recouvre et ce qu’il laisse de côté. Les avis restent partagés, la licence de départ ne suffit pas à chiffrer l’installation, et le taux de 0 % dépend d’un statut qu’il faut remplir. Avant tout engagement, vérifiez le coût complet une fois les visas et les formalités ajoutés.
Foire aux questions
Peut-on créer une société Meydan depuis la France ?
Oui, vous pouvez constituer la société en ligne depuis la France.
Il faut une copie du passeport, les activités choisies, une proposition de nom et le paiement des frais. Votre présence aux Émirats devient nécessaire pour une demande de résidence : visite médicale et données biométriques.
Une société Meydan peut-elle vendre directement sur le continent ?
Non, pas directement : la zone franche sert surtout aux clients internationaux.
Pour vendre sur le continent, vous devez généralement passer par un distributeur enregistré, une succursale ou une licence adaptée à votre activité.
Quelle forme juridique choisir avec un seul associé ?
Avec un seul associé, la forme généralement retenue est la Free Zone Establishment.
Une Free Zone Establishment convient à un seul associé. Le choix dépend du capital, de vos activités et de l’évolution prévue de l’entreprise.
Le numéro de TVA est-il obligatoire dès la création ?
Non, l’immatriculation à la TVA devient obligatoire à partir de 375 000 AED de chiffre d’affaires taxable.
Cette obligation est distincte de l’enregistrement à l’impôt sur les sociétés, qui relève d’une démarche séparée.








